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Quel bon vin t’amène (QBVA) : Pour commencer, pouvez-vous vous présenter ?

        Hervé FATTACCINI (FH) : je suis entré dans le monde du vin, comme vous, par passion. Mes diplômes n’ont aucun rapport avec le vin, j’y suis venu grâce à un ami qui était dans le milieu, avec qui je voulais à tout prix travailler. On a monté un magasin traditionnel de vente de vin. Je suis venu ici suite à une proposition intéressante

 QBVA : Quelle ancienneté avez-vous dans ce métier et au sein de ce magasin ?

    HF : De mémoire, je travaille dans ce magasin depuis 6 ans, et je suis dans le métier du vin depuis 2000.

QBVA : D’où vous est venue l’envie de faire ce métier ?

    HF : Depuis tout petit, j’ai la passion du vin. Cela vient de la Bourgogne. Mon grand-père était Bourguignon, j’ai été un peu dans les vignes. Ensuite, j’ai travaillé dans un autre secteur, et doucement, je suis revenu à ce que j’aimais. C’est une passion, et cela reste une passion avant tout.

QBVA : Quel parcours vous a emmené jusque-là ?

    HF : L’envie de faire des découvertes, l’envie de voir de nouvelles choses. Découvrir reste un moteur essentiel pour moi. Tant qu’il y aura cette envie, je resterai dans ce milieu.

 

QBVA : Pourquoi en hypermarché ? 

  HF : C’est un challenge d’avoir ce magasin, et une grande chance de pouvoir travailler dans une cave comme celle-ci. C’était, et est toujours, un projet très intéressant.

QBVA : Comment les gens qui fabriquent le vin vous ont-ils accueillis au début et qu’en est-il actuellement?

  HF : Bien avant mon arrivée, quand le magasin se déplaçait pour rencontrer les récoltants, c’était très difficile de travailler avec eux. Maintenant, les gens de Saint-Pourçain et d’ailleurs nous connaissent un peu plus, nous travaillons très bien ensemble. La tendance s’est même inversée, puisque nous avons des demandes de vignerons qui aimeraient rentrer dans notre cave. Malheureusement, nous ne pouvons pas accueillir tout le monde, par manque de place.

C’est aussi plus facile de travailler avec eux et d’attirer de nouveaux récoltants quand on a à disposition un bel outil comme celui-là (la cave du magasin, espace climatisé en verre de 200 m², ndlr)

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QBVA : Dégustez-vous tous les vins que vous avez en vente ?

    HF : Non, c’est impossible. On en déguste beaucoup, mais on ne peut pas tous les faire.

QBVA : Faites-vous les salons de vignerons ou du vin pour trouver de nouveaux vins ?

  HF : Oui, tout à fait. Le salon le plus intéressant reste celui des vignerons indépendants à Paris. C’est là-bas que se regroupe tout le monde. On peut voir une grande diversité de personnes et de produits  sur un ou deux jours. Il y a aussi le salon de Montpellier, tous les deux ans, Vinexpo à Bordeaux, tous les deux ans également. Ce sont deux salons très intéressants.

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QBVA : Vous êtes deux cavistes dans ce magasin, quelles sont vos  principales ressemblances et différences ?

    HF : Il faut être différents, justement parce que ce sont ces différences qui vont amener une plus grande qualité, grâce à un choix et une approche différente, ce qui permet de répondre à tous les clients, qui eux aussi ont des demandes très différentes. Malgré tout, notre principale ressemblance reste notre amour du vin, avec en but final la satisfaction des clients.

QBVA : Quels sont vos vins préférés et les vins que vous aimez le moins ?

    HF : J’aime tous les vins, il y a des régions avec lesquelles j’ai plus de mal, comme la Savoie ou le Jura, non pas que les produits ne soient pas bons, mais qui correspondent moins à mes goûts. Mais j’aime vraiment tous les vins en règle générale, même étrangers qui réservent aussi de belles surprises.

 

QBVA : Pour vous, quel mot décrit au mieux le vin?

  HF : C’est difficile de résumer le vin à un seul mot. Mais celui qui me viendrait à l’esprit serait : PASSION

QBVA : Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui, comme nous, veulent découvrir le vin ?

  HF : Il faut déguster, sans avoir peur, parce qu’il existe plein de choses, et à tous les prix, parce qu’il y a de très bonnes choses à tous les prix.

 

QBVA : Pour finir, pouvez-vous nous citer le premier vin que vous gardez en souvenirs, votre vin préféré, le meilleur vin que vous ayez goûté, et le vin de rêve que vous aimeriez déguster un  jour ?

  HF : Le premier vin que je garde en souvenir, se sera forcément un Bourgogne, puisque mon père était Bourguignon. Il s’agit d’un Château Meursault.

Je n’ai pas vraiment de vin préféré.

Le meilleur vin que j’ai goûté… J’ai eu la chance de goûter de très grands vins en primeur. Mais celui qui m’a vraiment marqué reste un Penfolds australien, en Shiraz. Un super souvenir.

Un vin de rêve que j’aimerais découvrir… Il y en a tellement… Mais j’aimerais vraiment découvrir encore de fabuleux vins étrangers.

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