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Quel bon vin t’amène (QBVA) : Pouvez-vous, pour commencer nous parler de votre parcours professionnel ?

Béatrice Bernard (BB) : J’ai réalisé des études œnologiques, pendant lesquelles j’ai réalisé des stages chez d’autres vignerons et après je me suis associée avec mon père sur le domaine familial (à Apremont en Savoie NDLR). C’est un petit domaine de 8 hectares où nous employons des saisonniers pour nous aider.

QBVA : D’où vous vient l’envie de travailler dans ce milieu ?

     BB : J’ai toujours vu mes parents travailler dans ce milieu, j’aimais bien ce milieu, j’aimais bien ça… J’ai voulu continuer la tradition.

QBVA : Qu’est-ce qui caractérise les vins de votre région ?

     BB : Premièrement, c’est surtout pour les cépages qui sont vraiment typiques de la région. Après, ce qu’il faut bien dire, c’est le terroir. Vous avez vu pour le Chardonnay : vous le connaissiez déjà et pourtant vous avez été surpris par son goût. En dernier, le climat qui apporte un petit plus dans le verre.

QBVA : Sur votre site internet j’ai vu que votre domaine existait depuis le XVIIIème siècle. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

     BB : Le curé de l’église à côté avait fait l’arbre généalogique de la famille Bernard grâce au registre des baptêmes et nous avons vu que la famille était implantée depuis le XVIIIème. Ils ne faisaient certainement pas que de la vigne car, à l’époque, il y avait surtout de la polyculture, mais la famille est implantée sur le domaine depuis ce temps.

QBVA : Comment votre vin a-t-il évolué de génération en génération ?

     BB : Il a évolué un petit peu avec les nouvelles technologies et les techniques de vinification. Avant on avait des tonneaux en bois, maintenant nous avons des cuves en inox. Avant nous ne pouvions pas refroidir les cuves, maintenant il y a des systèmes de refroidissement. C’est une bonne chose car nous avons gagné en qualité et c’est bien pour le vin. On a su s’adapter et c’est bien.

QBVA : Quelle capacité de production avez-vous ?

     BB : Nous avons une capacité de production de 40 000 bouteilles. Nous avons plusieurs réseaux de vente, à commencer par le caveau où l’on reçoit un peu toute l’année, puis les hôtels et restaurants de la région. Je fais les salons des vins et vu que nous faisons partie des vignerons indépendants, je fais aussi les salons des vignerons indépendants. Il y a aussi des cavistes dans toute la France.

QBVA : Qu’est-ce qui, selon vous, est important pour faire un bon vin ?

     BB : Avoir un bon terroir et surtout bien tailler sa vigne est le maître mot. Après chacun a sa technique, son savoir-faire, pour le vin. Il y a aussi le fait que vu que nous faisons beaucoup de choses à la main, cela se ressent. On emploie beaucoup de saisonniers et, contrairement à une machine, nous pouvons sélectionner et cueillir les meilleurs grains et enlever tout ce qui n’est pas bon.

QBVA : Quel mot désignerait  au mieux pour vous le vin ?

     BB : L’humilité.

QBVA : Pour conclure, pourriez-vous nous citer un vin qui vous ait marqué, et un vin que vous aimeriez déguster par-dessus tout ?

     BB :

Un vin qui m’ait marqué : un Corton Charlemagne, que j’ai bu il y a longtemps.

           

 – Un vin que j’aimerais déguster : un Vega Sicilia, c’est un vin espagnol dont tout le monde parle, qui est encensé dans les revues et que j’aimerais vraiment goûter.

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