Bonjour les ami(e)s,

Quand on ouvre une bouteille et que l’on déguste son contenu, on profite de l’instant présent. Pourtant le vin que l’on sert a toute une histoire, et sa conception ne peut se résumer au moment où on le boit. Il est le résultat d’heures et d’heures de travail qu’une ou plusieurs personnes ont consacré à son élaboration. Pour y voir plus clair, on a décidé de suivre le travail d’un vigneron mois par mois pour expliquer ce qui se passe dans la vigne et quel impact cela aura sur le précieux liquide que tout un chacun aura la joie de goûter.

Pour cela, on a demandé à Denis Barbara, vigneron indépendant en Saint-Pourçain, de l’accompagner tout au long de l’année. Le voir faire, et surtout faire avec lui, va permettre de voir un peu plus clair dans les différentes étapes qui aboutissent à la sublimation d’un produit de la terre.

Instantané 1 (17-01-2018 17-31)

Pour faciliter ce suivi, on vous proposera un article par mois, en détaillant les travaux en cours. On est en janvier, l’année commence…

Le temps froid qui s’installe à cette époque favorise la taille des vignes. La sève redescend dans le pied et l’on en profite pour couper la partie supérieure de la plante.

Vu de loin, le geste semble simple : armé d’un sécateur, le vigneron taille le bois résiduel de l’année. Pourtant derrière cette apparente simplicité, se joue une partie des trois années à venir. D’un arbuste touffu, dont les sarments s’entremêlent sans avoir de sens, ne subsistera qu’une seule branche, donnant à la parcelle de vigne une uniformité visuelle informant du passage récent du viticulteur. C’est cette unique survivante qui aura le rôle de produire le raisin de l’année qui arrive. Son choix est donc primordial.

Instantané 2 (22-01-2018 13-25)

 

Ici on parle de taille Guyot, cela signifie que l’on va laisser se développer une baguette (tige porteuse de fruit pour l’année), et tailler ce que l’on appelle un courson (une branche que l’on taille au niveau du deuxième bourgeon). Ce dernier va permettre de développer une baguette pour l’année suivante. Il est donc impératif d’effectuer une taille cohérente, permettant de se projeter sur les deux années suivantes, afin d’optimiser un rendement optimal et pérenne. Un œil averti permet une taille rapide mais aussi de rattraper les dégâts infligés par le climat de l’année écoulée. Par ces gestes appropriés à chaque cep, le vigneron prend soin de sa vigne, l’accompagne, et essaie de comprendre de quoi elle a besoin pour l’aider à produire le raisin dont il a nécessité. L’opération ne peut pas se faire par le biais de machine, et est donc le premier contact privilégié de l’année entre la plante et son vigneron. Cette taille s’effectuera sur les mois de décembre janvier et février.

 

Le premier mois de l’année s’écoule doucement, et on a déjà hâte de voir ce qui nous attend en février.

A bientôt les ami(e)s

Laurent