Bonjour les ami(e)s,

Retour dans les parcelles de Denis Barbara pour suivre les travaux du mois de juillet.

La vigne croît, et les soins qu’il faut lui apporter se font de plus en plus précis. La chaleur aidant, les pampres se développent, et les grappes de raisins laissées le mois dernier en fin de floraison, arborent désormais de jolis fruits serrés les uns contre les autres.

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Afin de favoriser leur croissance, il est important de suivre quelques règles. Il faut surveiller les pousses, pour éviter que les pampres porteurs de grappes ne soient entrainés au sol ou ne cassent  à cause du poids supplémentaire qu’elles ont à porter (ce qui favoriserait l’apparition de maladies, le pourrissement des grappes…). Refixer et palisser les rangs comme le mois dernier est primordial, et même si le travail peut sembler répétitif, il ne l’est que partiellement.

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Le bon développement et mûrissement du raisin demande un suivi régulier. On remarque assez vite que les tiges qui sortent du rang ont pour la plupart un aspect différent. C’est l’époque où se développent les grappes secondaires sur ce que l’on appelle les œillets. On les reconnaît car leur stade de développement végétatif est moins avancé et, en lieu et place des grappes déjà formées, on en trouve au stade de floraison (d’où s’exhale un doux parfum). Un autre point qui permet de reconnaître ces pousses secondaires est que ces dernières se développent en symétrie par rapport aux pousses plus avancées.

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S’il faut enlever ces branches fleuries (et donc porteuses de potentiels raisins), c’est pour éviter qu’elles ne prennent l’énergie nécessaire à la maturation de ceux déjà formés. Grâce à cette sélection drastique, on va permettre la concentration des arômes, privilégiant ainsi la qualité à la quantité. D’autres gestes accompagnent cette étape pour favoriser la croissance et la saveur des grappes comme l’effeuillage, qui consiste à enlever certaines feuilles pour permettre aux grains de prendre un peu de soleil ou le rognage, qui en étêtant la vigne va stopper sa croissance et permettre à l’énergie accumulée par la plante de repartir vers les fruits. Ces phases nécessitent un bon coup d’œil et pas mal de dextérité pour faire les bons gestes aux bons endroits. L’attention est de rigueur car tout geste malheureux entrainerait des pertes pour la récolte de l’année mais pourrait aussi impacter les deux années suivantes.

Lors de ces moments privilégiés au plus proche de la plante, on en profite pour vérifier son état sanitaire et lui apporter les soins nécessaires (traitement du mildiou par exemple).

En revanche, cette période peut s’avérer décisive à cause d’un facteur sur lequel nul ne peut influer : la météo. Les orages se font menaçants à cette époque et un rang de grêle peut dévaster toute une récolte. A cela peut se rajouter une sécheresse excessive, un afflux d’eau et tant d’autres paramètres qui ne laisseront les vignerons sereins qu’une fois les vendanges passées. En parlant de ces dernières, un indice sur leurs dates se cache au cœur des plantes. Si l’on regarde attentivement, les pampres, verts et souples jusqu’à maintenant, commencent à se colorer de brun, tout en perdant de leur élasticité. On dit que la vigne aoute (car cela se produit en général au mois auquel ce terme est issu). A partir de ce moment, on dit que la vendange surviendra dans les 40 à 45 jours. On sera là pour vérifier l’adage.

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Au mois prochain les ami(e)s

Laurent

 

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