Chères amies, chers amis

Après avoir présenté ce qu’est un cépage dans sa globalité (voir article précédent), voici venu le moment d’en étudier quelques-uns de plus près.

Pour cela on vous propose de découvrir ce qu’il se cache derrière chaque nom de cépage en tentant de le qualifier dès le titre de l’article.

On vous indiquera dans un premier temps la couleur du cépage : principalement rouge (noir) ou blanc.

Feuilles de Chardonnay, sauvignon, Tressallier

Pour les accros à la langue française, le genre grammatical des cépages est dépendant de leur couleur. En effet les blancs peuvent avoir un genre masculin tout comme féminin, tandis que les rouges seront principalement masculins, exceptions faites de la sirah et la mérille.

– A quoi le reconnaît-on ? (ampélographie)

Afin de briller dans les vignes, on vous donnera des bases d’ampélographie.

L’ouvrage de Viala et Vermorel (Ampélographie : traité général de viticulture) permettra d’avoir des illustrations pour chaque cépage.

L’identification des cépages est basée sur l’observation morphologique :

  • la couleur et forme des feuilles (jeunes et adultes),

  • la caractéristique du sinus pétiolaire (base de la feuille d’où part le pétiole),

  • la particularité du limbe (partie à l’extrémité du pétiole),

  • la présence de poils ou non,

  • et n’oublions pas le plus important : la forme et taille de la grappe et du grain de raisin.

feuille de vigne

– Où le trouve-t-on et comment le cultive-t-on ?

Certains cépages ont besoin d’un climat particulier (gelée, pluie, chaleur..), d’un sol particulier (argileux, calcaire, granitique, profond..) pour se développer pleinement et pouvoir transmettre le meilleur au vin.

Le même cépage planté dans des lieux différents donnera des vins totalement différents. Il s’agit de l’effet terroir. Il est donc inconcevable de planter certains cépages n’importe où ; alors que d’autres réussissent à s’adapter.

Certains cépages, pour offrir le meilleur d’eux-mêmes, nécessitent une taille, un rendement particulier.

– Quelle est sa résistance aux maladies ?

Dans cette partie, on pourra voir la difficulté pour garder la vigne saine. Virus, bactéries, champignons, mycoplasmes, acariens, vers…

En effet la vigne a de nombreux ennemis naturels auxquels certains cépages sont plus sensibles.

– Qu’apporte-t-il au vin ?

Lorsque l’on boit un vin, peut-on reconnaître les cépages utilisés ?

Oui bien sûr que c’est possible ! Avec un peu, voire beaucoup d’expérience !

Sa couleur, son nez, ses arômes peuvent être caractéristiques. Sent-il le litchi, la cerise, la violette ? A-t-il une couleur pâle ou au contraire ? Les tanins sont-ils prononcés ?

Aussi, on vous donnera des tuyaux pour tenter de les reconnaître à la dégustation, mais rien ne vaut l’entraînement.

– Dans quelles appellations le retrouve-t-on ?

Pour vous faciliter la découverte d’un cépage particulier, on notera ici quelques appellations dans lesquels le retrouver.

Débouchons ensemble le début de cette longue série sur les cépages !

A très vite,

Lucie