Chères amies, chers amis

 

Après avoir présenté ce qu’est un cépage dans sa globalité (voir article Les cépages pour débuter), voici venu le moment d’en étudier quelques uns de plus près.

On part à la découverte d’un cépage blanc : le chardonnay.

Chardonnay_Viala_u__Vermorel_1901_-_1910

– A quoi le reconnaît-on ? (ampélographie)

Sa souche est assez vigoureuse, plus que celle du pinot noir.
Ses jeunes feuilles sont vertes à plages bronzées.
Ses feuilles adultes sont orbiculaires, le plus souvent entières ou parfois à 5 lobes. Elles sont de couleur verte claire sur la partie supérieure et encore plus claire sur la partie inférieure. Au moment de leur chute elles jaunissent mais ne rougissent pas.
Son sinus pétiolaire est ouvert à fond en « U » et limité par la nervure, les dents sont courtes et rectilignes.
Le limbe est bullé, bordé de nervures. Les nervures de la face supérieure sont saillantes et couvertes de poils raides
Les rameaux sont longs d’une couleur noisette.
Les grappes et baies sont de petite taille. Les baies sont plutot arrondies mais de forme variable. Les grains sont sérrés sur les jeunes pieds, et plus laches sur les vieilles vignes.

– Où le trouve-t-on et comment le cultive-t-on ?

On le retrouve dans beaucoup de régions françaises (Bourgogne, Champagne, Languedoc, Loire, Savoie, Jura.
Dans le monde il a su se rendre célèbre en Californie, mais est également très cultivé en Australie, Allemagne, Suisse.
Le chardonnay est facile à cultiver, il s’adapte à de nombreux climats.

– Quelle est sa résistance aux maladies ?

Le Chardonnay résiste mieux aux maladies virales. Il reste sensible aux gelées du printemps et à la pluie lors de sa floraison.
Il est sensible à l’oïdium et à la flavescence dorée

– Qu’apporte t-il au vin ?

Ce cépage peut donner des vins secs, effervescents ou liquoreux qui sont équilibrés, puissants.
Ses arômes varient selon le climat sous lequel il est cultivé.
Sous des climats frais ou tempérés, il prendra des notes de fruits verts, fleurs blanches (acacia, lys), fruits secs (amande, noisette), agrumes, des notes minérales.
Sous des climats chauds, il prendra plutôt des notes de pêche, melon, banane, ananas.
S’il passe du temps en barrique, des arômes de vanille et de beurre seront présents.

– Dans quelles appellations le retrouve-t-on ?

On le retrouve dans les appellations telles que Chablis, Meursault, Montrachet, Corton-Charlemagne.

 

A très vite,

Lucie

 

Pour aller plus loin :

Pierre Viala et Victor Vermorel (dir.), Ampélographie, Paris, 1901-1910, Tome 4, disponible sur Gallica.bnf.fr