Bonjour les ami(e)s,

Tout au long de l’année 2018, on a eu la chance de découvrir mois après mois les travaux qui s’effectuent dans les vignes.

On vous propose cette fois un résumé de ce qui a été fait, et de ce qui n’a pas été raconté.

Janvier-Février : on l’a vu et répété, le début de l’année est consacré à la taille de la vigne. Ces gestes qui paraissent simples conditionnent la récolte à venir. Il faut comprendre ce que chaque plante demande, car de cela dépendra la production du millésime en cours et de celui de l’année d’après. Il faut aussi sortir le bois des rangs, c’est à dire ramasser les sarments taillés pour les mettre en fagot. Le travail a aussi lieu dans le chai, où les fûts sont ouillés (constamment remplis et sans air pour éviter le développement de certains germes).

Mars : on finit la taille, avant la remontée de la sève dans la plante. Cette dernière rend la plante plus fragile (attention aux gelées) mais aussi plus souple, ce qui permet de plier la baguette pour la contraindre vers le fil de palissage le plus bas. C’est aussi l’époque des premiers labours, tout en continuant l’ouillage et en commençant l’embouteillage des vins les plus anciens.

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Avril : on passe à l’entretien (remplacement des piquets, plantation des nouveaux ceps). On peut commencer l’ébourgeonnage des vignes, tandis qu’au chai, on surveille les niveaux des fûts en continuant de les ouiller. C’est une période de développement très important pour la vigne dont le principal ennemi est le gel de printemps.

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Mai : les nuits blanches arrivent pour les vignerons avec les derniers gels, alors que les températures, souvent clémentes la journée, font exploser le rythme de développement de la plante. Au chai, on effectue le deuxième soutirage qui sépare le vin de la lie.

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Juin : voilà venu le temps du relevage. On ne craint plus le gel, la vigne fleurit et il est l’heure de fixer les pampres avec les fils mobiles du palissage. On examine la vigne pour déceler tout problème sanitaire nécessitant un traitement. Au chai, on finit les soutirages.

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Juillet : les fleurs fécondées se transforment en fruit. Au cours de ce mois, la végétation prend de l’ampleur, et il faut la canaliser. C’est la période de l’épamprage, des vendanges en vert (enlever les grappes si elles sont trop nombreuses), désherber les pieds… Toutes ces opérations visent à optimiser la qualité du raisin, dont dépendra directement celle du vin.

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Août : les vignes aoûtent. Les pampres deviennent bois, les raisins murissent, changent de couleur et se gorgent de sucre. On effeuille les vignes, ce qui permet une meilleure aération et murissement. Il faut aussi réviser tout le matériel en vue des vendanges qui arrivent.

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Septembre : période cruciale, puisque c’est le mois des vendanges. La date en est définie par le vigneron, qui prie pour que le temps soit clément jusqu’à ce que le raisin soit rentré au chai.

Octobre : Le travail dans les vignes ne s’arrête pas pour autant. Il est temps d’enrichir le sol et de planifier les futures plantations. Il faut aussi veiller les fermentations et surveiller l’évolution des futurs vins plusieurs fois par jour.

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Novembre : la surveillance des vins est toujours quotidienne. Le vigneron laboure les rangs et butte les ceps pour les protéger des gelées qui arrivent.

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Décembre : la boucle va pouvoir se refermer pour reprendre aussitôt. Les premières tailles arrivent, et les soins de la vigne vont bon train. C’est reparti pour une nouvelle année.

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L’année d’un vigneron est plus chargée que l’on aurait crue, et ne laisse que peu de répits à qui veut faire un vin qui lui ressemble. Et on ne parle ici que de la vigne et du vin. A cela il faut rajouter l’étiquetage, le conditionnement et la livraison des bouteilles, le travail de représentation sur les salons et les dégustations au chai, le travail administratif, l’œnotourisme… qui phagocytent beaucoup de temps. En bref, pas de bons vins sans beaucoup d’investissement personnel et de travail. On a découvert tout au long de l’année que pour faire du vin, il ne fallait pas se contenter de regarder pousser les vignes et vendanger les raisins. Tout cela est beaucoup plus complexe et demande un savoir faire et de l’expérience. On ne peut donc que conseiller d’aller rencontrer ces hommes et ses femmes qui élaborent ces merveilleux liquides et qui auront toujours à cœur de partager leur passion, le temps d’un échange autour d’un verre, pour rendre hommage à leur travail.

A bientôt les ami(e)s.

 

Laurent