Chères amies, chers amis,

 

Après avoir présenté ce qu’est un cépage dans sa globalité (voir article précédent A la découverte des cépages), voici venu le moment d’en étudier quelques-uns de plus près.

On vous propose de découvrir un cépage rouge : le gamay.
Et plus précisément celui qu’on appelle le « gamay noir à jus blanc », aussi connu sous les noms de « petit gamay » et de « gamay beaujolais ».
Il est nommé ainsi pour le différencier des autres variétés de gamay. Ce gamay produit un jus incolore contrairement au gamay teinturier qui a une chaire rouge.
Il existe également d’autres variétés comme le gamay d’Orléans, le gamay picard, le gamay Geoffray, autant de noms qui proviennent de son étendu géographique.
Ce cépage existe aussi avec des variations de couleur : le gamay blanc, gamay gris, gamay violet.

On présente ici le « gamay beaujolais » qui a les principales caractéristiques de toutes les autres variétés de gamay.

Gamay blanc            Gamay d’Orléans               Petit Gamay

 

– A quoi le reconnaît-on ? (ampélographie)

Sa souche est moyennement vigoureuse.
Ses feuilles sont de taille moyenne, un peu plus longues que larges et de couleur vert tendre.
Ses grappes sont cylindriques de taille moyenne avec des grains noirs pruinés plus ou moins serrés.

 

– Où le trouve-t-on et comment le cultive-t-on ?

Originaire de Bourgogne (XIVème siècle), on le retrouve spécifiquement dans le Beaujolais, mais aussi dans les pays de Loire, en Ardèche, en Bugey, en Savoie, en Auvergne et en Suisse.
Son terroir idéal est sur des sols siliceux, granitiques ou marneux.
Il est peu vigoureux, mais très fertile.

 

– Quelle est sa résistance aux maladies ?

Le Gamay est sensible aux gelées du printemps, à l’oïdium, au botrytis, à l’excoriose, à la pouriture grise, au mildiou et à l’esca.

 

– Qu’apporte-t-il au vin ?

Ce cépage rouge à jus blanc donne un vin rouge jeune, léger, fruité (cassis, framboise, pomme, poire). Il a aussi des notes poivrées ou florales (pivoine, rose, violette).
Il apporte puissance en tanin quand il est jeune mais devient plus soyeux avec l’âge.
Il donne une robe rouge vif, empreinte de reflets violets.

 

– Dans quelles appellations le retrouve-t-on ?

On retrouve bien évidemment ce cépage dans le Beaujolais qui l’a rendu célèbre.
Il fait la fierté du crémant de Bourgogne, des vins de Mâcon, Anjou, Touraine, Côtes d’Auvergne, Saint-Pourçain, Bugey, Gaillac, Côtes du Lubéron et rosé de Loire.

 

A très vite,

 

Lucie

Pour aller plus loin :

Pierre Viala et Victor Vermorel (dir,), Ampélographie, Paris, 1901-1910, Tome 3, disponible sur Gallica,bnf,f