Chères amies, chers amis,

L’été avance à grands pas, le raisin mûrit tranquillement dans les vignes.

Il est temps de se préparer aux vendanges. Laurent avait déjà abordé ce sujet dans l’article «Un an dans la vigne : septembre »

D’ailleurs, dit-on « la » ou « les » vendanges ?

Les deux se disent. On utilise le singulier pour parler du raisin qui est récolté et le pluriel pour parler du moment durant lequel se fait cette récolte.

Donc dans l’hémisphère nord, les vendanges se situent généralement entre juillet et octobre. En France elles sont traditionnellement entre septembre et octobre.

On pousse plus loin pour les férus d’étymologie : c’est un mot issu du latin « vindemia » qui se compose de « vinum » vin, raisin et de « demere », prendre. Autrement dit prendre du raisin.

Cela s’annonce simple !

Allez, on dépasse ce simple mot pour passer à l’action.

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Il s’agit d’un travail saisonnier, que l’on peut voir comme une occasion de se faire un peu d’argent, de partir éventuellement loin de chez soi avec des amis, et profiter du travail à l’air libre.

Cependant faire les vendanges, bien qu’humainement riche, reste éreintant et parfois plus compliqué qu’il n’y paraît pour satisfaire les exigences des vignerons.

Effectivement, il s’agit d’une étape cruciale dont va dépendre la qualité et la quantité de leur production.

Ils doivent décider du moment exact pour débuter la récolte.

A quoi sait-on que les vendanges peuvent débuter ?

Le grain de raisin doit avoir atteint la maturité alcoolique désirée, c’est-à-dire que le taux de sucre et d’acidité doivent être stabilisés au meilleur niveau. La difficulté est que cela varie selon le cépage, selon la localisation.

Goûter le raisin aide à déterminer si ce dernier est suffisamment mûr. Les laboratoires peuvent mesurer la maturité du grain. Les vignerons peuvent également faire des mesures avec un mustimètre ou un refractomètre.

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Concernant les cépages rouges, cela se complique un peu plus car on surveille aussi la maturité phénolique. La couleur et la maturité de la peau, le goût des pépins vont permettre d’obtenir des vins rouges aux tanins mûrs et doux ou à l’inverse rêches.

Pour les vins blancs liquoreux, le grain doit être très mûr (surmature) car la pouriture noble est recherchée. En effet cette dernière est due à un champignon (le Botrytis cinerea) qui couvre le raisin et le dessèche, permettant ainsi d’élever la concentration en sucre.

Avant de débuter il faut vérifier que le ban des vendanges a bien été levé, c’est-à-dire que la préfecture autorise le début de la récolte. Il est possible de demander une dérogation par exemple s’il y a eu des intempéries ou si la parcelle est bien exposée et que le raisin est mûr avant la publication de l’arrêté préfectoral.

Tous les feux sont au vert, il n’y a plus qu’à….

Alors, à vos ceps, prêts, partez !

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Manuellement ou mécaniquement ?… Là, c’est un autre débat…

 

 

 

 

 

« Adieu paniers, les vendanges sont faites », ce proverbe s’utilise pour parler de ce qui est complètement fini, ou quand il est arrivé malheur aux vignes.

 

A très vite,

Lucie

Pour aller plus loin :

Le petit Larousse des vins, Ed Larousse, Paris, 2017.