Chères amies, chers amis

 

Après avoir présenté ce qu’est un cépage dans sa globalité (voir article précédent Les cépages pour débuter), voici venu le moment d’en étudier quelques-uns de plus près.

On vous propose de découvrir ce qu’il se cache derrière le cépage blanc : le sémillon.

Il existe deux variétés de sémillon : celui que l’on appelle gros sémillon et celui présenté ici, parfois aussi dénommé petit sémillon ou sémillon blanc.

 

Gros_Semillon

Gros sémillon

Sémillon_-_Ampélographie

Sémillon

 

– A quoi le reconnaît-on ? (ampélographie)

Sa souche est vigoureuse, avec un tronc un peu tortueux.
Ses feuilles sont grandes, plus larges que longues, avec trois ou cinq lobes.
Le sinus pétiolaire est profond en « U », large à sa base et plus étroit à la fin.
L’extrémité des feuilles sont dentelées, de petites dents éffilées et grouppées.
Ses grappes sont très grosses et large au sommet. Les grains y sont sérrés, réguliers de grosse taille et de couleur tirant sur le vert/blanc opaque.

 

– Où le trouve-t-on et comment le cultive-t-on ?

Il est présent dans le Bordelais d’où il est originaire.
Il prend tout son caractère en Australie, mais est aussi présent en Afrique du Sud, au Chili et en Argentine.

 

– Quelle est sa résistance aux maladies ?

Il est très sensible à la pourriture noble, au black-rot et aux cicadelles.
Cependant il est résistant à l’oïdium et eutypiose.

 

– Qu’apporte-t-il au vin ?

Il apporte gras et corps aux vins liquoreux du bordelais quand il est associé au sauvignon blanc.
Il donne des arômes de miel, fruits confits, praline et des notes plus fraiches d’agrumes.

 

– Dans quelles appellations le retrouve-t-on ?

Le sémillon est présent dans les Graves, Sauternes, Cadillac, Loupiac, Monbazillac.

A très vite,

Lucie

Pour aller plus loin

Pierre Viala et Victor Vermorel (dir,), Ampélographie, Paris, 1901-1910, Tome 2, disponible sur Gallica,bnf,fr